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L’oiseau Quetzal Resplendissant du Costa Rica

Le Quetzal Resplendissant du Costa Rica (Pharomachrus mocinno costaricensis) est une sous-espèce de l’ordre des quetzals. Il est surtout un oiseau majestueux et légendaire, sans doute l’un des plus beaux du monde.

1. L’oiseau Quetzal Resplendissant :
2. Le Quetzal chez les Mayas :
3. Le Quetzalcoatl, le serpent à plumes :
4. Où voir un Quetzal au Costa Rica :

1. L’Oiseau Quetzal Resplendissant :

D’une trentaine de centimètres de haut, le quetzal est un oiseau de petite taille. Mais la taille impressionnante des plumes de sa queue (de 50 cm à près d’un mètre) le font paraître beaucoup plus grand.

De couleur vert émeraude, teinté de brun, son plumage principal est une mosaïque de pigments destinés à repousser les rayons ultra-violets du soleil, mais également à le rendre invisible aux yeux de ses ennemis. Ce phénomène est appelé iridescence.

Quetzal Resplendissant du Costa Rica

Quetzal Resplendissant du Costa Rica ©Frank Vassen

Cette faculté à réfléchir la lumière, perturbe les autres animaux, qui apprécient mal la taille de l’oiseau, et sa position exacte. C’est également ce qui lui vaut son nom de quetzal « resplendissant » puisqu’il semble briller par rapport aux éléments qui l’entourent. Comme si il était couvert d’un gilet fluorescent, en quelque sorte.

En revanche, son ventre est couvert de plumes rouge vif, destinées à impressionner la femelle lors de la parade nuptiale, que les ornithologues considèrent comme l’une des plus belles au monde. Son cri, par contre, décrit comme particulièrement pénible et discordant.

Ses ailes sont noires, et les plumes situées sous sa queue sont d’un blanc brillant. Deux petites crêtes de plume couvrent le sommet de son crâne et son bec est jaune.

La femelle quetzal a une apparence différente du mâle, ses couleurs sont plus ternes, elle ne possède pas de grande queue colorée ni de crête, et son bec est gris/noir.

Photo d'une femelle Quetzal

Femelle Quetzal ©Didier Buysse

On en compte près d’un millier de couples au Costa Rica, mais il faut savoir qu’au Guatemala, dont l’espèce principale est originaire (et où le quetzal est un symbole national), il est en voie d’extinction faute de nourriture en raison de la déforestation.

Il se nourrit principalement de fruits, et de graines, mais agrémente également ses repas avec des insectes ou bien encore des grenouilles.

2. Le Quetzal chez les Mayas :

L’oiseau, et le groupe auquel il appartient, doit son nom au mot maya « quetzal » signifiant tout simplement oiseau.

En effet, il était considéré comme l’oiseau par excellence par le peuple maya en raison de sa grande beauté, mais aussi de son plumage caduc c’est à dire qu’il tombe chaque année.

Il se trouve que tous les ans, après la nidification, le quetzal perd ses plumes. En réalité, il s’en défait afin de protéger le nid des intempéries et des prédateurs, en le couvrant, mais aussi afin de devenir plus discret dans le paysage. Se déparant ainsi de ce qui fait sa beauté, il sacrifie ce qu’il a de plus précieux pour sa progéniture (un oiseau déplumé est plus sensible au soleil et aux parasites, et perd évidemment sa capacité à voler, ce qui le rend très vulnérable).

Symboliquement, les mayas voyaient dans ce sacrifice celui du dieu créateur de l’homme, Quetzalcoatl.

La famille impériale était seule à avoir le droit de parer sa chevelure avec la longue plume de la queue du mâle Quetzal, ce qui rappelait à tous l’origine divine de leur pouvoir.

Mais comme le quetzal ne supporte pas la captivité, et se laisse mourir de faim et de soif lorsqu’il est capturé, les mayas avaient pour coutume d’exercer leurs meilleurs guerriers à les capturer, afin de les plumer, puis de les laisser libres. Ils pensaient ainsi permettre la survie et la prospérité du quetzal. En réalité, privé de ses plumes hors de son cycle naturel, l’oiseau ne pouvait récupérer son plumage.

Les quetzals ainsi plumés étaient voués à une mort certaine. Sans leur parure pour séduire une femelle, ou pour protéger leurs œufs, ils se laissaient mourir, la procréation étant au cœur de leur existence.

A noter que si un simple paysan avait l’audace de capturer un quetzal, il était immédiatement condamné à mort. Non pour cruauté envers un animal, ni même pour crime de lèse majesté, mais bien pour avoir défié les dieux.

Cette symbolique est encore respectée de façon inconsciente, même au Costa Rica (qui n’a pourtant pas un héritage maya culturellement bien ancré). Croiser un quetzal est signe de chance. Tandis qu’en tuer ou en blesser un, même involontairement, est porteur de malédiction.

3. Le Quetzalcoatl, le serpent à plumes :

Appelé communément « le serpent à plumes », Quetzalcoatl, dont le nom signifie littéralement « serpent oiseau » avait selon la légende créé une statuette à l’effigie de l’Homme faite d’une bouillie de maïs, et lui avait donné vie en l’abreuvant de son propre sang. Une variante raconte qu’il se serait mutilé le sexe pour en verser le sang sur les os des habitants du quatrième monde, création antérieure des Dieux.

Représentation du Quetzalcoatl

Représentation du Quetzalcoatl datant du XVIème siècle

Quoi qu’il en soit, la notion de sacrifice reste indissociable de Quetzalcoatl, puisque d’après la légende, après avoir rompu son vœu de chasteté sous l’emprise de l’alcool, il s’est immolé par le feu. Son cœur survécut, et donna naissance à une autre divinité.

Les spécialistes qui ont analysé ces légendes voient en Quetzalcoatl l’image du phénix, oiseau surnaturel censé pouvoir renaître de ses cendres. Or, le phénix a été identifié comme une espèce mythique d’oiseaux de paradis, et il se trouve que le quetzal en est physiquement très proche.

Cette coïncidence montre l’universalité du symbole de la résurrection à travers le sacrifice. Ce qui explique pourquoi le quetzal était considéré par les Mayas comme l’émissaire (voire l’incarnation sur Terre) du dieu Quetzalcoatl.

4. Où voir un Quetzal au Costa Rica :

D’un naturel très craintif, le quetzal resplendissant vit caché dans la canopée (partie supérieure de la forêt tropicale) à une altitude comprise entre 1.000 et 2.000 mètres.

Quetzal Resplendissant

Quetzal Resplendissant ©Dick Bos

On peut l’apercevoir un peu partout dans les régions forestières du pays, mais plus particulièrement dans la réserve de Monteverde (gigantesque forêt gérée par des fonds privés), et dans le parc national Los Quetzales.

 En ce qui concerne le parc national Los Quetzales, qui se trouve au Sud Est de la ville de San Josè, il faut plus particulièrement se rendre à San Gerardo de Dota qui est considéré comme le pays des Quetzals.

Il est préférable d’y aller en juillet/août, au moment où niche l’oiseau car il est plus facile de le voir, même si globalement on peut l’observer toute l’année.

Pour augmenter vos chances, il est conseillé de se munir de jumelles, et d’un guide confirmé, voire même d’un ornithologue. Car si il est relativement facile de le trouver, il est très difficile de l’approcher. Et rappelez-vous qu’il ne faut surtout pas tenter de le capturer pour lui voler une plume.

Au-delà de la malédiction des mayas, vous vous exposeriez à une très forte amende (puisque c’est un animal protégé) et vous risqueriez de condamner à mort ce magnifique oiseau.

Mise à jour 01/10/2012

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Commentaires (1)

  • shanael

    super cet oiseau est juste magnifique !!! je suis en classe de cm2 et je dois faire un exposé je ne savais pas trop sur quoi j’allais le faire !! et juste en faisant une faute d’orthographe je suis tombée sur quetzal ! c’est super le hasard, même mes parents le disent que c’est un oiseau MA-GNI-FIQUE . En fait c’est juste dommage que tu n’es pas mis son poids sa taille enfin, les trucs comme ça mais ce n’ai pas une critique parce que moi aussi j’ai chercher je crois sur tous les sites et bam aucune informations sur le quetzal en tout cas j’suis super contente il vas déchirer mon exposé !!

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